juillet 8, 2021

POUVONS NOUS SOUHAITER A UN ENFANT D´ETRE ORPHELIN?

Par admin-intdoc

Par Romée d´Harambure suite à diverses lectures de circonsatnces.

Le projet de loi bioéthique qui vise à étendre la procréation médicalement assistée (PMA)  aux couples de femmes et aux femmes seules, prive des enfants de père.  C´est créer une injustice, voire une inégalité, parce que s’il y a bien une égalité au monde, c’est que nous sommes tous nés d’un père et d’une mère.

Sur le plan juridique le plus dangereux est le fait que la PMA sans père mène directement vers la gestation pour autrui (GPA) et le droit à l’enfant accordé à toutes les femmes, le sera aussi au nom de l’égalité, accordé aux hommes. Ce faisant on tombera dans le commerce du ventre des mères porteuses ce qui a déjà commencé dans certains pays. La suite, inévitable est désastreuse, tant pour les droits des enfants, que pour la dignité du corps de la femme.

Sur le plan affectif et psychologique, pendant la grossesse, la mère et l’enfant sont connectés par un ensemble de liens affectifs et sensoriels. Pendant neuf mois, le bébé vit en harmonie avec elle. Comment peut-on, en connaissance de cause, arracher un enfant à sa mère et briser ce lien qui s’est établi entre le nouveau-né et cette dernière pendant neuf mois ?

Nombreux sont ceux pour la PMA sans père et qui s’opposent à la GPA, mais il est certain que si la première mesure passe, la deuxième passera également, car elles sont intimement liées. C´est la suite d´une idéologie constamment en quête de « progrès ». Aujourd´hui se battre pour la famille mais refuser le droit à l’enfant semble devenir une contradiction de l´évolution. Pourtant si vouloir un enfant est un désir parfaitement légitime, ce dernier n’est pas un droit, et l´être humain ne peut en aucun cas être une marchandise que l’on achète ou que l’on loue.

Néanmoins nous assistons, depuis de longues années, à une idéologie selon laquelle toute avancée des droits de l’homme est un progrès, et cela, au détriment de valeurs et institutions traditionnelles qui guident les hommes depuis la nuit des temps.  Et c’est la famille qui en paye le prix, car le modèle familial et les repères traditionnels sont supprimés au profit d’un égoïsme, qui cherche à répondre à des désirs d’adultes et met de côté les droits des plus vulnérables: les enfants.

Mon cynisme, denier ressort contre l´évolution actuelle, me fait dire que les procès en recherche de paternité vont exploser et que l´égalité de la nature bafouée va se venger par une inégalité sociale qui fera la différence entre les enfants éprouvettes, les enfants marchandises et les enfants issues de familles dites « normales ».